Sport

Eliminatoires CAN 2013 : Le coup est jouable

Enfin, le Burkina connaît son adversaire. Les Etalons, pour être du rendez-vous de la CAN en janvier prochain, devraient se défaire de la République centrafricaine. Une bien modeste équipe mais qu’il faudrait prendre au sérieux.

Une « main heureuse » a opposé les Etalons à la République Centrafricaine pour la course à la qualification à la CAN de janvier prochain en Afrique du Sud. C’était jeudi dernier, lors du tirage au sort à « Emperors Palace » de Johannesburg. Les Etalons sont donc situés. La préparation de ce match doit aussi débuter, car contrairement à ce qu’on croirait, la RCA n’est pas une « petite équipe ». La bataille s’annonce âpre car c’est même cette équipe qui a « sorti » l’Egypte de la compétition. Cependant le coup est jouable car quoi qu’on dise, les Etalons sont une bonne équipe capable de rivaliser avec n’importe quelle autre équipe du continent. Pour ce faire, il lui faut une bonne dose de confiance.

Le match aller est prévu pour le week-end du 7,8 et 9 septembre prochain et le retour le week-end des 12, 13, 14 octobre 2012. Les Etalons ont la chance de jouer la « manche aller » à l’extérieur. C’est une aubaine à saisir. Ce sera l’occasion pour l’entraîneur national, Paul Put, de prouver qu’il est capable de relever le défi. Aucun échec n’est envisageable face à une aussi modeste équipe même si elle est réputée être « dure à cuire ».

Un autre pays sera grand absent…

Outre l’Egypte qui sera à nouveau absent de cette phase finale (elle était absente à la CAN 2012 et fut éliminée lors du premier tour par la RCA), le tirage a voulu qu’entre les Eléphants de Côte d’Ivoire et les Lions de la Téranga du Sénégal, l’une des deux équipes reste à la maison. En effet, ces deux équipes se croisent dans ces matchs en aller et retour à élimination directe. C’est dire que la CAN 2013 qui se disputera du 19 janvier au 10 février en Afrique du Sud, se tiendra sans l’un de ces deux « géants » d’Afrique de l’Ouest. Pour les deux entraîneurs (Lamouchi et Koto), ce sera « un match dans le match » car chacun des deux hommes ont été récemment nommés à la tête de ces équipes.

D’un côté, il y a Sabri Lamouchi, nommé par la Fédération ivoirienne le 28 mai dernier. A la tête des Ivoiriens, Sabri Lamouchi a effectué des débuts satisfaisants en éliminatoires pour la Coupe du monde 2014. Son bilan est d’une victoire 2-0, face à la Tanzanie le 2 juin et d’un nul 2-2 au Maroc le 9 juin. En cas d’échec, l’ex-milieu de terrain sera néanmoins « attendu au tournant » car l’un des objectifs qui lui a été assigné est de qualifier les Eléphants pour le prochain mondial au Brésil. Les choix de Joseph Koto du Sénégal seront également scrutés à la loupe. L’ancien ailier a pourtant assuré un intérim convaincant après le licenciement d’Amara Traoré. Il a cumulé deux victoires et un nul respectivement face au Maroc en amical (1-0), contre le Liberia (3-1) et l’Ouganda (1-1) en éliminatoires du Mondial 2014. Koto, qui a conduit le Sénégal aux « Chan 2009 » et 2011, a entamé un renouvellement du groupe pour préparer les joueurs qui iront aux Jeux olympiques 2012.

Les deux équipes jouent le « quitte ou double » car une non-qualification pour la CAN 2013 serait désastreuse pour elles. La « génération Drogba » quitterait la scène ivoirienne par la « petite porte » tandis que le Sénégal s’enfoncerait dans la crise après une absence à la CAN 2010 et une CAN 2012 ratée à Bata. Pour ce choc, les Eléphants auront la faveur des pronostics. Parce qu’ils sont non seulement vices champions d’Afrique, mais aussi, que le bilan des confrontations (entre les deux équipes) plaide en leur faveur avec 8 victoires et 2 nuls contre 4 défaites en 14 confrontations. Autre fait important, la Côte d’Ivoire n’a jamais perdu face au Sénégal à Abidjan. Les Lions de la Téranga savent donc à quoi s’en tenir le 7, le 8 ou le 9 septembre prochains à Abidjan. Il faut noter que les Ivoiriens reçoivent au « match aller » à Abidjan.

Ibrahim BAYILI

L’express du Faso

Faszoine